Séquence émotion assurée avec le documentaire Benda Bilili ! projeté en ce moment par Ciné 32. Partis tourner un documentaire sur
les musiques urbaines, Renaud Barret et Florent De La Tullaye découvrent par hasard à Kinshasa, capitale du Congo, le staff Benda Bilili, en français "au delà des apparences". Justement, ce groupe est unique : ses musiciens sont handicapés, victimes de la polio, vivant sur des fauteuils de fortune et
jouant leur musique avec de vieux instruments aux carrefours de la ville pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. A la tête du groupe, Ricky rêve de succès, de gloire pour son
staff. Le rêve va devenir réalité sous nos yeux en moins d’une heure trente.
Ce film musical avance par épisodes au gré des visites des réalisateurs entre 2004 et 2009. Peu à peu le groupe s’organise. Il enchaîne les répétitions dans un parc zoologique, lieu fécond pour leur inspiration. Un jeune garçon, Roger, va se joindre à la troupe équipé de son monocorde venu de l’espace (boite de conserve reliée à un bâton par un fil) et surtout son incroyable talent.
Leurs chansons racontent leur vie de misère, leurs espoirs aussi sur des sonorités africaines et latines, pas très éloignées d’Orchestra Baobab. Au bout du compte, ils parviennent à enregistrer leur premier album Très, très fort et enfin ils partent en tournée européenne (Eurockéennes de Belfort en 2009), ce qui nous vaut de découvrir une aventure naïve et sincère. Seul regret, le film s’achève en Norvège sans savoir ce qu’ils deviennent et comment s’est passé leur retour au pays.
A travers ce film, l’histoire de ces hommes et surtout la trajectoire symbolique de ce gamin que l’on voit grandir comme on voudrait que l’Afrique grandisse, le spectateur découvre les multiples facettes du continent africain mêlant l’extrême pauvreté d’un côté et en même temps l’énergie optimiste de l’homme africain. Non seulement celui-ci est entré dans l’histoire mais aussi dans la musique. Optimism.
Il y a des vies que même le meilleur romancier ne
peut arriver à approcher dans l’écriture de ses bonnes feuilles. La vie d’Ernesto « Che » Guevara est bien plus qu’un roman. L’existence du guérillero argentin s’apparente à une tranche
de l’histoire contemporaine entre Guerre froide et décolonisation. Sa trajectoire est un reflet révélateur de ce qu’a été en partie le 20ème siècle.
Londres
pour décor, un mélange de « petites frappes » plus ou moins cleans et son lot de « gros caïds » essentiellement venus de l'est, un scénario déjanté, une bande son aux petits
oignons... pas de doute c'est un film de Guy Ritchie.
Sortie en DVD cette semaine du dernier film de Ridley Scott : American Gangster. Bon souvenir d’une soirée ciné qui mérite quelques
mots. La guerre au Vietnam, ou plutôt le bourbier U.S. chez les vietcongs, s’éternise, la société américaine aborde une décennie troublée par une crise morale et économique.
Vous en pensez quoi ?