Mercredi 19 mars 2008
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Publié dans : Elections
Les élections cantonales et municipales sont enfin derrière nous avec le résultat que l’on connaît : le président et son gouvernement ont été clairement
désavoués. Les Français ont non seulement adressé un avertissement sévère à l’UMP et à ses réformes (un certain Pierre MOSCOVICI a même parlé de « branlée » ce qui lui permet de passer
au zapping pour ce franc-parler inhabituel), mais aussi ils ont fait majoritairement confiance aux socialistes pour tenir des responsabilités locales. L’expression de ce scrutin additionne les
aspirations locales et le mécontentement né de la politique nationale. A charge à nous, à nos élus, et aux militants qui les entourent, de démontrer la modernité, l’utilité des socialistes pour
réussir dans l’action publique.
Quand on connaît la joie des victoires locales, qui sont plutôt nombreuses et régulières par ici, on en vient à se demander de quel niveau elle serait si l’on
gagnait la « reine des batailles ». Notre génération en a résolument assez des échecs successifs de 1995-2002-2007, elle veut vivre son 10 mai 1981 pour la joie de gagner mais aussi
pour passer à l’action.
Une confiance confirmée pour le Conseil Général.
Du côté du Conseil Général, dix ans après sa reconquête, la gauche départementale parvient à renouveler, à se régénérer sans embûche. Si c’est le statu quo dans la
répartition des sièges, 21 à gauche contre 10 à droite, les nouveaux conseillers de la majorité ont été élus avec des résultats encourageants. Après avoir œuvré sur le front du social, la
nouvelle décennie qui s’ouvre se dirigera vers la construction d’un département durable.
Un franc succès aux municipales.
Le réel succès de ce printemps électoral se concentre sur les municipales et plus particulièrement dans les chefs lieux de canton.
Mise à part les gains de Paris, Lyon, Dijon, de nombreux responsables nationaux avaient oublié que les élections de 2001 s’étaient soldées par un échec. Il fut
particulièrement douloureux dans notre région avec les pertes de Tarbes, Montauban, Castres, Cahors… le Gers semblait être sorti indemne avec les gains de communes stratégiques comme
L’Isle-Jourdain et Vic-Fezensac.
Si la droite peut se rassurer en ayant ravi la cité élusate, son réseau communal se réduit comme peau de chagrin avec les pertes de Saint-Clar et Riscle dès le
premier tour (…avec un taux de réussite de 100% pour nos listes), et la seconde couche avec celles de Miélan et Condom (avec la manière, 14 conseillers dans l’une, avec 14 voix dans l’autre…). La
gauche assoit ainsi son autorité sur une bonne partie du territoire à l’exception notable du quart nord-ouest. Le paysage politique local à gauche se densifie mais aussi se renouvelle.
Face aux divisions de la droite, divisions tellement fratricides que l’on en vient à se demander si il y a un pilote dans l’avion, les socialistes et plus largement
la gauche gersoise ont réussi à se rassembler sans dommages dans une action résolument politique, avec un projet ambitieux et porté par des hommes et des femmes franchement motivés.
« Objectif Palais du Luxembourg ».
C’est dans le même état d’esprit que nous devrons aborder les élections sénatoriales d’octobre. C’est seulement en ordre de bataille avec des idées que l’on
parviendra à réaliser le grand chelem des parlementaires soit deux députés et deux sénateurs socialistes pour le Gers.
Félicitations et encouragements aux camarades.
Au-delà de nos frontières départementales, mais toujours dans notre Sud-Ouest quelques uns des résultats de ce mars radieux réjouissent plus particulièrement le cœur
d’anciens du MJS de Midi-Pyrénées, génération « Jospin 1997-2002 ». Je pense évidemment à Jean-Marc VAYSSOUZE, nouveau maire de Cahors et à Christian TEYSSEDRE, nouveau maire de Rodez,
épaulé par le jeune Conseiller Général Stéphane BULTEL. Tous n’ont pas réussi, nos perdants ont saisi l’occasion de faire leurs armes dans des contextes difficiles. La région reprend donc des
couleurs et enfin sa capitale devient définitivement la bien nommée « Ville Rose ». Dans les victoires aux cantonales (9 départements basculent à gauche, soit un rapport de force de
58/44 en notre faveur), deux camarades et anciens collègues ont participé aux victoires, prévisible en Lot et Garonne, avec Michaël MOREAU et beaucoup moins attendue dans l’Ain avec Eric
PALOUS.
Le temps est venu pour eux comme pour nous de passer à l’action.
Vous en pensez quoi ?