Lundi 25 juillet 2011
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/2011
19:30
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Publié dans : Bouquins
Que faire en attendant le retour du soleil ? Découvrir un roman policier U.S. d’un ancien détective privé devenu
un auteur majeur du thriller. Immersion sur la côte californienne, entre Tijuana et San Diego, pour découvrir le parcours d’un flic incorruptible de la DEA décidé à mener la vie dure aux cartels
mexicains.
Art Keller, le "seigneur de la frontière ", est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique. Adan
et Raul Barrera, les "seigneurs des cieux", règnent sans partage sur les sicarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars
et un shoot d'héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.
Tous les coups sont permis dans une atmosphère qui rappelle le film de Steven Soderbergh Traffic. On retrouve le même
réalisme tragique. Avec le temps, le combat s’étend à l’Amérique Centrale et l'Amérique du Sud, les trafics évoluent, ils s’adaptent à l’ère de la mondialisation, les cartels ne se font
aucun cadeau et font preuve d’imagination pour s’allier milices, politiciens corrompus… Le combat s’étend et s’éternise. Si on peut redouter les 800 et quelques pages de lecture, Winslow réalise
le tour de force de combler le lecteur en donnant vie à des personnages aussi crédibles que réussis.
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La Griffe du chien (The Power of the Dog) de Don Winslow, éditions Point collection Policier (826 pages).
Par Cédric.B
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Samedi 8 janvier 2011
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19:00
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Publié dans : Bouquins
Effet de mode, phénomène de société, best-seller ? Indignez-vous ! de Stéphane Hessel est certainement un peu de
tout ça. Difficile de passer à côté du buzz de ce début 2011, année prologue de l’élection présidentielle en 2012 mais aussi expression d’une profonde souffrance née de la crise
économique. Seulement trois mois après sa parution, Indignez-vous ! s’est déjà vendu à plus de 740.000 exemplaires. On ne compte plus les références dans certaines déclarations
reprenant l’idée d’une insurrection pacifique contre les injustices du monde.
Avec ses 93 printemps, les propos de Stéphane Hessel sonnent justes au sens propre comme au sens figuré. Ce succès ressemble à
une réplique du récent mouvement social contre la réforme des retraites. Comme il l’a fait durant toute sa vie, résistant et déporté pour la France libre, diplomate au service des Nations Unies,
médiateur pour les sans-papiers, Hessel se livre avec sincérité et mesure pour motiver les uns et les autres à développer sa conscience.
Le cœur de son opus s’indigne du creusement des inégalités mais il aborde aussi le conflit israélo-palestinien. Les nombreuses
références au programme du Conseil National de la Résistance et à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme nous rappellent les fondamentaux qui doivent guider notre
société mondialisée, références où l’Homme n’est pas considéré uniquement comme un consommateur.
Si la période des fêtes est déjà passée, rien n’empêche d’offrir ce petit bouquin à petit prix autour de soi pour redonner
goût à l’action collective contre toutes les formes d’injustice. Les raisons de s’indigner ne manquent. Place à l’action !
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Indignez-vous de Stéphane Hessel, Editions Indigène «Ceux qui marchent contre le vent», 32 pp., 3 €.
Par Cédric.B
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Dimanche 19 décembre 2010
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20:30
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Publié dans : Bouquins
Ames sensibles s’abstenir ! Ce premier roman raconte l’enfance et l’adolescence de Nicolaï Lilin appartenant à la
communauté sibérienne des Urkas. Communauté de bandits et de voleurs opposée à toute forme d’autoritarisme, elle est donc opposée au régime soviétique qui le lui rend bien en déplaçant
ses populations aux confins de la Moldavie.
Le récit se déroule durant les années 80 au gré de la formation continue de Nicolaï. Hyper organisé, le monde des
Urkas repose sur des fondements précis et très hiérarchisés: le cadre familial, la croyance, et le code de l’honneur à respecter en toute circonstance. En racontant les détails de
son itinéraire, Lilin décrit au lecteur une micro société au cœur d’une URSS qui vit ses dernières et se délite lentement mais surement. Le livre laisse entrevoir la revanche des nationalismes
noyés dans le régime des soviets L’itinéraire de Nicolaï est parsemé d’embrouilles, de bastons et de trafics. Après avoir été mobilisé en Tchétchénie pour servir (sic) l’armée russe, il s’est
exilé en Italie, où il a entre autre rencontré (auteur de Gomorra, saga journalistique sur la mafia napolitaine) et s’est installé comme tatoueur. Merci une fois de plus à Pierre pour cette
découverte venue du froid.
Résumé en quatrième de couverture : Le jeune Nicolaï naît dans une petite ville de Transnistrie où ont été déportés les
derniers représentants des communautés sibériennes, opposants farouches au régime stalinien. Les Urkas, microsociété extrêmement violente et hiérarchisée, fonctionnent selon un code d’honneur
très scrupuleux, auquel les enfants sont initiés dès leur plus jeune âge. Nicolaï se voit offrir son premier couteau à six ans, comme un rite de passage. À treize ans, il est déjà condamné pour
meurtre. Entre-temps, comme tous les membres, il devra apprendre à mépriser la police, l’État et tout représentant de l’autorité extérieure, mais aussi prouver son allégeance à son groupe et aux
valeurs de solidarité qu’il incarne. Haletant, sombre, violent, ce récit de vie en forme de puzzle nous plonge dans un monde peuplé de personnages paumés et attachants, où seul le crime semble
pouvoir maintenir en vie.
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Urkas ! Itinéraire d’un parfait bandit sibérien de Nicolaï Lilin chez Denoël.
Par Cédric.B
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Jeudi 21 octobre 2010
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/2010
18:00
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Publié dans : Bouquins
«Roman d'un crime»
est une série policière comprenant dix volumes coécrits par deux auteurs suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöö (Roseanna, Meurtre au Savoy, La Chambre
close...) entre1965 et1975. Sans réellement connaître les précédents, j’ai découvert le dernier opus de la série du couple : Les
terroristes. Si chaque tome se lit indépendamment, tous ont pour fil rouge avec le personnage de Martin Beck, inspecteur talentueux cultivant son indépendance d'esprit.
En résumé : une jeune femme un peu paumée (Rebecka Lind) se retrouve devant le tribunal, accusée de braquage. L'affaire semble
entendue, mais son avocat (Braxén - dit Pétard), aussi piteux et illuminé qu'il paraît, a bien l'intention de la sortir d'affaire. Martin Beck, le chef de la brigade criminelle, est appelé à
témoigner au procès. Mais bientôt, il est occupé par une mission bien plus gravissime: empêcher un attentat sur la personne d'un sénateur américain conservateur et controversé, qui vient en
visite officielle à Stockholm. La partie ne s’annonce pas simple : d’un côté un groupe de terroristes aguerris, de l’autre une hiérarchie médiocre et au milieu quelques agitateurs qui ne se
doutent de rien.
D’après certains critiques, avec Les Terroristes, les auteurs signent leur livre le plus
politique. Ils ont tendance à critiquer systématiquement (et facilement) les travers, les apparences de la social-démocratie suédoise des années 70 avec en première cible le système judiciaire et
la police. Si les auteurs ont fait un autre modèle comme idéal, ils multiplient les rebondissements et le suspense dans ce polar venu du froid. Trente ans après, ils ne se doutaient pas
combien le phénomène du terrorisme resterait toujours d’actualité comme celui de la question de la sécurité et des méthodes policières, par sûr que celles de Martin Beck feraient sensation en
sarkozie avec par exemple l'épisode de Tarnac. Encore merci à Pierre ; )
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Les terroristes de Maj Sjöwall & Per Wahlöö (Collection Rivages/Noir 10/18).
Par Cédric.B
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Mardi 20 juillet 2010
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/2010
14:39
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Publié dans : Bouquins
Le mois dernier, les nostalgiques du gaullisme ont célébré en grandes pompes le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin. L’occasion de
relire quelques manuels d’histoire pour analyser l’ « étrange défaite » de la France et
redécouvrir le rôle joué par la Résistance dès ces premières heures de ce qui allait devenir le régime de Vichy.
C’est dommage de n’avoir retenu que le symbole de l’appel du 18 juin. Historiquement, il faut
rappeler qu’il ne fut entendu par une extrême minorité de Français, l’essentiel étant sur le sol anglais. La défaite militaire devient rapidement une défaite politique. Quelques semaines après,
le 10 juillet exactement, les députés et sénateurs sont réunis à Vichy pour voter les pleins pouvoirs à Pétain. Sur 670 parlementaires, 80 sauvent l’honneur de la république en votant contre
cette proposition. Certains seront emprisonnés, ça sera le cas de Blum, d’autres parviendront à s’enfuir. Leur geste aurait sans doute mérité mieux que quelques articles de presse tant il a
contribué à lever la résistance et à justifier le combat contre le régime pétainiste.
Tout ça pour dire aussi que l’Appel du 18 juin et celui du 22 figurent justement dans Les Grands discours du XX° siècle. L’intérêt du livre réside dans la possibilité de picorer parmi la cinquantaine de discours. Des derniers avertissements de
Jean Jaurès avant la Grande Guerre au discours d’investiture de Barack Obama, en passant par le célèbre « No pasaran » de Dolores Ibarruri
(seule femme avec Simone Veil dont le discours a été retenu) ou le « entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège » d’André Malraux,
le lecteur retrouve les grands épisodes du siècle passé. A découvrir absolument !
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Les grands discours du XX° siècle présentés par
Christophe Boutin, Collection Champs Classiques chez Flammarion.
Par Cédric.B
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Mardi 4 mai 2010
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18:30
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Publié dans : Bouquins
Après une immersion dans l’histoire de France à travers le métro parisien, immersion cette fois-ci dans le monde impitoyable
du foot anglais. Rien à voir avec la vision côté tribunes de l’énormissime Football factory de John King, mais plutôt côté jardin ou plutôt côté
pelouses et vestiaires. 44 jours est une biographie romancée de Brian Clough (1935-2004).
Très célèbre en Angleterre, le bonhomme a eu une carrière de joueur et un parcours de manager fabuleux. Après une carrière de
buteur hors norme en D2 essentiellement, Clough a conquis le championnat anglais avec deux clubs différents, Derby County (1972) et Nottingham Forest (1978). Il a même remporté la Coupe d'Europe
des Clubs Champions (l’ancienne Champions League) à la tête de Nottingham Forest en 1979 et 1980. Une carrière bien remplie donc mais surtout une sacrée personnalité qui a durablement marqué le
foot anglais et le « kick and rush ».
Ecrivain anglais, David Peace s’est fait connaître en France au début des années 2000 avec la publication du Quatuor du
Yorkshire (1974, 1977, 1980 et 1983) dans le genre néopolar. Peace retrace donc dans une description plutôt sombre de 44
jours. Une mise en parallèle du passage à Derby County et celui à Leeds United après avoir succédé à son pire ennemi. Dans la peau du personnage principal, Peace décrit la gloire de Clough à
Derby et la descente aux enfers à Leeds. Le héros est aussi flamboyant que tourmenté. Il ne laisse personne indifférent, certains même diront qu’il y a du Mourhino ou du Domenech en lui… Dès
cette époque, le milieu du foot est perverti par le professionnalisme et ne sort pas indemne. Le livre a été adapté au cinéma « The damned united ». Merci à Bernard pour
cette découverte. La transition est toute trouvée avec Underworld USA de James Ellroy, la référence pour David Peace !
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44 jours de David Peace chez Rivages/Noir.
Par Cédric.B
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Jeudi 1 avril 2010
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/2010
19:15
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Publié dans : Bouquins
Petite chronique « lecture » avant un week-end chargé du côté de la Provence pour l’ouverture de la temporada 2010 en Arles en
compagnie des amis de l’AC/DC (Cf. Association de Ceux qui Descendent à la Cave). « Paris est magique ! »… Non loin de moi un délire
pour moquer les supporters du club de foot de la capitale, mais plutôt pour conclure le premier livre de Lorant Deutsch. Acteur à la scène, le jeune homme, accessoirement fan du club cité
ci-dessus et jouant actuellement avec Eric le King, s’intéresse à l’histoire et plus particulièrement à celle de Paris. Respectant la chronologie, il égrène l’évolution de la cité au gré des
stations de métro et de leur appellation. Paris et son métro ne font qu’un. Il mêle les descriptions de la ville aux évènements historiques avec beaucoup de facilité, évidemment la période
médiévale occupe une bonne partie du récit puisqu’elle correspond avec la montée en puissance du pouvoir royal et l’unification du royaume avec Paris comme capitale politique, économique et
culturelle. On ne va pas refaire le match…
Présentation de la quatrième de couverture : Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à
Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un
immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorant Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses
bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de ... la destruction, et tout au long
des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez
s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Eglise, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de
Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.
Un style impeccable, des références authentiques, en bref un bouquin très réussi pour découvrir des dizaines d’anecdotes entre la petite
et la grande histoire de Paris. Le lecteur découvrira les rues de Paris avec un regard et cherchera les curiosités dénichées par Lorant Deutsch. Toutes ces raisons expliquent facilement le succès
en librairie de Métronome. Voilà, ça c’est fait, et bon week-end !
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Métronome, l’Histoire de France au rythme du Métro parisien de Lorant Deutsch chez Michel Lafon.
Par Cédric.B
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Dimanche 27 décembre 2009
7
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/Déc
/2009
14:00
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Publié dans : Bouquins
Désolé de casser un petit peu l’ambiance des fêtes de fin d’année, la sacro sainte trêve hivernale ne doit pas empêcher d’aborder quelques sujets
sérieux. C’est le cas après la lecture de Rafael, derniers jours de Gregory Mac Donald. Dans la famille des romans noirs, il peut tenir une place
dans les premiers rangs tant le texte ne laisse pas insensible. Il aborde avec une extrême minutie et beaucoup de vérité ce que l’on appelle la misère humaine. Rafael, personnage principal,
compile une bonne partie des maux de cette terre : alcoolique, sans travail,
illettré. Il est complètement en marge d’une société qu’il ne connaît pas et qui le lui rend bien. Bref, no future pour lui, sa femme, ses trois gosses et quelques autres compagnons d’infortune.
Il survit dans une espèce de bidonville près d'une décharge publique, quelque part dans le sud des États-Unis. La chance de Rafael ? Celle de
rencontrer au détour d’une banale soirée de beuverie un producteur de snuff films. Il lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Un snuff met en scène la mise à mort d’une
personne devant la caméra, phénomène apparu dans les années 90. L’auteur ne se défile pas. Le troisième châpitre évoque sans détour les détails du tournage. Après avoir accepté la proposition,
Rafael va peu à peu se préparer à l’épreuve et assurer de son mieux l’avenir de sa descendance. Durant trois jours, il traîne. Il subit un concentré de ce que le monde peut lui offrir de mépris
et de préjugés. Contrairement aux autres, il a une chance, il connaît le moment qui le libèrera définitivement de cet enfer. Dernière info, le livre
a été adapté au cinéma sous le titre The Brave. A priori, le film est passé inapperçu malgré une version respectueuse du texte et la présence de
Johnny Depp dans le rôle de Rafael et à la réalisation. Il s'appelle Rafael, et il n'a plus que trois jours à vivre... à découvrir de toute urgence.
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Rafael, derniers jours de Gregory Mac Donald
chez 10-18 (Domaine policier).
Par Cédric.B
1
Jeudi 29 octobre 2009
4
29
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/2009
15:45
-
Publié dans : Bouquins
Auteur inconnu. Editeur idem. Une première de couverture franchement inamicale avec son serpent bondissant prêt à cracher son venin. Une
quatrième tout aussi intrigante entre les définitions de « cocaïne » « mondialisation » et de « chasselas » et enfin une présentation, plutôt sommaire de ce mystérieux DOA
qui veut en fait dire « Dead on arrival ». Tout un programme avant de se jeter dans la lecture du Serpent aux mille coupures.
L’auteur arrive donc très facilement à lier plusieurs histoires, plusieurs destins en un seul : un jeune couple mixte
installé dans une contrée agricole du Tarn et Garonne pas très éloignée de Moissac, quelques narco trafiquants en train de mener leurs affaires, un tueur à gages adeptes d’une technique chinoise
particulièrement violente, des flics en patrouille… et un motard inconnu. C’est justement ce dernier qui va mêler, accidentellement…, le tout. Jusqu’au bout, celui-ci restera un mystère à un
détail près, cet homme n’est pas un manchot en maniement d’armes et de camouflage. Une seule remarque sur le style du texte, son rythme, il tient en l’haleine grâce un bon tempo, du roman
immédiat dit-on.
Difficile après ça de ne pas passer à la lecture des autres bouquins de DOA, ça sera au tour de Citoyens clandestins bonifié par le grand prix de littérature policière 2007. A suivre…
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Le Serpent aux milles coupures de DOA chez.
Par Cédric.B
0
Mercredi 2 septembre 2009
3
02
/09
/Sep
/2009
13:00
-
Publié dans : Bouquins
Sur les conseils avisés d’un(e) visiteur du Blog, alias « passiones », la rupture estivale m’a permis de découvrir le deuxième recueil de
nouvelles de Catherine LE GUELLAUT : Et la lune nous regardait. Premier plaisir, l’objet lui-même, l’éditeur a soigné l’impression, le format cahier, les illustrations. Soucieuses
de faire la promo de la culture du Sud-Ouest, les éditions Cairn ont publié par exemple le Carnet de Campo de Jean-Jacques Baylac. Second intérêt de découverte, l’auteur vit à Arles,
composante à part entière de la corrida française que j’affectionne. Quelques indices rappellent la cité camarguaise, en particulier son riche patrimoine. Et la lune nous regardait se
compose d’une dizaine de nouvelles centrées sur la gravité de la condition d’hommes pas comme les autres, les matadores. Seul liant, un personnage de seconde zone traverse le temps. José,
mozo de espadas (valet d’épées), traverse les histoires pour mieux accompagner des hommes en proie au doute entre mort et folie. Le ton est souvent poétique, il faut aimer, mais son
réalisme met en lumière des histoires vraies. Dommage que son premier recueil, Les toros rêvent aussi, soient indisponibles… merci à « passiones ».
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Et la lune nous regardait, Catherine LE GUELLAUT chez les éditions Cairn (Collections Filigrinas).
Par Cédric.B
2
Lundi 25 mai 2009
1
25
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/Mai
/2009
12:47
-
Publié dans : Bouquins
Dans
l’ordre des choses, il fallait s’attendre à voir Patrick Rambaud récidiver. Mêmes personnages, plus quelques nouveaux, même mode opératoire, à la manière de Saint-Simon et des chroniques du 19°,
il remet le couvert pour de nouvelles histoires toujours aussi truculentes et un peu désespérantes. Comme une Bande Dessinée, il croque la vie des grands de notre République, qui apparaît de plus
en plus comme « vieillie, usée, fatiguée » sous les coups de butoirs de son principal personnage. Ce que certains appellent le
« tout à l’ego » est servi dans une fausse compassion. Il croque leurs manies, leurs travers, leurs grandiloquentes déclarations et aussi
leurs piètres réalisations. Le programme de cette seconde année du mandat présidentiel est alléchant. De la visite de « Mouammar le Cruel »
à la crise mondiale, tout y passe, avec quelques longueurs monotones. Putain, deux ans ! Encore trois ans et donc autant de chroniques pour rappeler aux plus curieux les travers du
sarkosysme.
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Deuxième chronique du règne de Nicolas 1er de Patrick Rambaud chez
Grasset.
Par Cédric.B
1
Vendredi 24 avril 2009
5
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/2009
12:56
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Publié dans : Bouquins
Dur… dur d’aligner quelques posts réguliers depuis quelques semaines, mais il reste toujours un peu de temps pour avancer dans
les lectures. Au programme cette fois-ci, un roman policier dans l’autre pays des fjords, je veux parler de l’Islande. Dépaysement assuré par le décor, par les noms des personnages et ceux des
lieux, on n’en perdrait son latin ! Voyage dans le temps aussi.
L’homme du lac est un des derniers romans noirs d’Arnaldur Indridason (La Cité des jarres, Femme en
vert et La Voix). A la suite de quelques tremblements
de terre, le lac de Kleifarvatn voit son niveau baisser peu à peu. Une géologue découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère
cyrillique à demi effacées. La police est envoyée sur les lieux, Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu
au cours des années 1960 en Islande. Les investigations s'orientent bientôt vers les ambassades des pays de l'ex-bloc communiste. Les trois policiers sont amenés à rencontrer d'anciens étudiants
islandais qui avaient obtenu des bourses de l'Allemagne de l'Est et qui ont tous rapporté la douloureuse expérience d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le
surveiller constamment. Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. Les habitués seront heureux de
retrouver Erlendur, personnage central mais plutôt anti-héros, tiraillé par une vieille
culpabilité personnelle. La construction en flash-back permet d’avancer au fil de l’enquête et de découvrir l’arrière du décor de l’ex-RDA sans complaisance.
Cette fois-ci merci à Valérie pour cette découverte. Prochainement dans la rubrique la fameuse suite de la Chronique du règne de Nicolas 1er par la plume de Rambaud et le très bon Serpent aux milles coupures de DOA.
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L’homme du lac d’Arnaldur Indridason chez Métaillé (Bibliothèque
Nordique).
Par Cédric.B
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