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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 09:56
- Publié dans : Ciné

Londres pour décor, un mélange de « petites frappes » plus ou moins cleans et son lot de « gros caïds » essentiellement venus de l'est, un scénario déjanté, une bande son aux petits oignons... pas de doute c'est un film de Guy Ritchie.


Le réalisateur anglais récidive avec un nouveau film, certains parlent d'une comédie, de gangster, du Scarface sauce anglaise en fait. Avec ses deux premières réalisations, il n'est pas passé inaperçu : Arnaques, crimes et botanique (1998) devient d'entrée une référence (dans mon top 7 du 7ème art) puis au tour de Snatch (2000).

Sorti en novembre mais projeté ce week-end sur une toile de Ciné 32, Rock'n rolla reste donc dans cette lignée, avec pour commencer un titre venu de nulle part, comme d'hab' avec Ritchie, mais qui résume assez bien l'ambiance : « Il y a le pur Rock'n rolla : sex, drugs & rock'n'roll. Et il y a le Rock'nrolla moderne. Ce n'est pas forcément un Rolling Stones ou un vrai rocker. Mais c'est quelqu'un qui vit dans le moment, à fond. Quelqu'un qui se fout de tout et prend du bon temps. Avec des femmes, de la drogue, en voyageant... Ou qui s'éclate simplement en tentant des trucs. C'est dur à définir mais c'est évident quand vous en voyez un. »

Si vous avez raté le début... Fidèle à sa marque de fabrique, Ritchie soigne la présentation des principaux personnages. Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne, genre vieille école. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue pour parvenir à ses fins. D'un simple coup de fil, il est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy (espèce de sosie de David Ginola, si, si...), son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu, avec pour bureau de travail les loges d'un énorme stade (je dirai ce qui se fait de mieux comme le Millenium à Cardiff).


Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les cartes bien en main... A Londres, le monde aussi est petit. Il faut y ajouter « La Horde Sauvage », emmenée par One Two pour se mêler à ces petits crimes entre amis.

Le sujet est sérieux voire grave, les histoires parallèles se croisent et s'entrecroisent. On ne voit pas les deux heures passées. Autre corde à l'arc de Ritchie, la capacité à rester sérieux, passages sombres et violents, et y mêler des séquences burlesques dont une poursuite géniale ! Rock'NRolla est finalement une caricature amusante et violente du milieu qu'il décrit, certes avec ironie, mais aussi peut-être avec une once de fascination. L'happy end final laisse entrevoir une suite. Wait and see alors.

J'allais oublier petit lecteur qui est venu s'échouer après des semaines de silence... bienvenue en 2009 !

 


Par Cédric.B - Ecrire un commentaire
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