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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 16:42
- Publié dans : Militant

Le vocabulaire politique nous fait souvent découvrir des mots dont on oublie parfois même l'existence. Des mots que l'on n'a pas forcément l'habitude d'utiliser dans la vie de tous les jours. Dans son manuel favori, genre « le guide de l'adhérent », le militant socialiste enrichit particulièrement son vocabulaire personnel (motion, synthèse,...).

Pour définir certains groupes d'individus, nous retrouvons régulièrement les termes de « rénovateurs » ou encore « réformateurs ». Dans une explication un peu simpliste, ces mots sont régulièrement collés dans le dos de quelques jeunes pousses en mal d'ego dont l'unique but serait de prendre la place à leurs aînés. Certes la patience n'est jamais le point fort d'un homme ou d'une femme politique, mais ce n'est pas toujours aussi simple. Ces groupes expriment souvent un point de vue, des solutions, une sensibilité différentes. La politique est certainement une affaire d'hommes et de femmes, il y a aussi des idées. C'est dans ces conditions que je participe sans entrave à l'aventure de Rénover maintenant, sensibilité représentée par Arnaud MONTEBOURG.

A l'aube d'un nouveau congrès qui se déroulera à Reims, les manœuvres reprennent forcément de plus belles.

Fin 2007, plusieurs responsables socialistes, représentant plusieurs sensibilités, ont décidé de s'unir sous une appellation inédite: « les reconstructeurs ». Les mauvaises langues diront que ce groupe s'est constitué dans l'unique but de barrer la route à l'une ou de dissuader la candidature de l'autre, un porte parole officiel chinois parlerait de « clique », mais force est de constater que depuis sa naissance, le groupe poursuit son bonhomme de chemin à partir d'un constat clair.

Le temps est venu de dépasser la culture des années 70. Certes, cette culture a fonctionné pour nous porter aux responsabilités mais elle a atteint ses limites. La parenthèse est fermée. Lors de sa fondation, le PS pouvait compter sur un projet (= le programme commun), une stratégie (=l'union de la gauche) et un leader (= François MITTERRAND). Pour ces trois raisons, le temps est venu de dépoussiérer par une réforme en profondeur.

Soit notre parti reste à quai dans sa culture des années 70 matinée de la présidentialité de ses responsables, et lentement, inexorablement, il va s'abîmer... Soit il dépasse les écuries présidentielles, il se réforme en profondeur et il deviendra l'acteur principal de l'alternative.

L'appel des reconstructeurs est donc le point de départ, le premier pas d'une action collective qui se conjugue résolument au pluriel, c'est-à-dire avec le « nous » et pas seulement le « je ». C'est vrai que dans bien des aspects ce mouvement ressemble à une expérience militante tentée au MJS : des personnalités aux horizons divers, des ambitions partagées pour une véritable force socialiste, des convictions ancrées à gauche et une réelle envie de rénover de l'intérieur. (A suivre !)


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Par Cédric.B - Ecrire un commentaire
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