Lundi 28 janvier 2008
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Publié dans : Militant
Qu’en est-il de l’avenir de notre modèle démocratique ? Dans une société où l’immédiateté, la rapidité, deviennent une valeur de référence, le quinquennat n’a
pas fait qu’accélérer le rythme de notre République en organisant l’élection du président tous les cinq ans. Il a accéléré le temps politique.
Au commencement de l’ère sarkozyenne et de son caractère hyperactif, on peut encore plus se poser la question. Depuis huit mois, une nouvelle tendance de la pratique
du pouvoir est apparue. Une tendance où l’on confisque, pour ne pas dire étouffe, le débat public sur les vraies questions en détournant l’attention… avec l’assentiment complice des
médias.
Une grève générale ? On annonce le divorce du président. Une réforme qui dérange ? On proclame une petite phrase pour détourner l’attention. Une visite
diplomatique dérangeante ? On présente la dernière élue de son cœur. Notre démocratie représentative se transforme peu à peu en démocratie de l’hyper apparence.
Parmi les enjeux des prochaines élections municipales et cantonales, celui d’instaurer localement un dialogue permanent et direct avec les citoyens constitue une
façon de se distinguer des pratiques de la droite. Lors de la campagne présidentielle, notre candidate avait porté un message fort sur le thème de la démocratie participative. D’entrée sa
campagne avait reposé sur des débats participatifs plutôt suivis et abordant des thèmes fondateurs (éducation, pouvoir d’achat).
Si la démocratie est « le moins mauvais de tous les systèmes », dixit un certain Winston.C, la démocratie participative serait le moins mauvais des
moyens d’expression directe entre les citoyens et leurs représentants. Parfois, la démocratie participative, c’est un peu comme les frites « Mc Cain », c’est ceux qui en parlent le plus
qui en font le moins, ou alors d’autres comme Monsieur Jourdain ils en font sans s’en rendre compte...
Pourtant les moyens existent : comités de quartier, initiative référendaire, jurys citoyens, comités d’usagers, assemblées consultatives etc… Nous avons même
vérifié dans notre département des exemples réussis qui mériteraient d’être approfondis (Conseil Général des Jeunes, Forum des Collectivités Locales, Budgets participatifs…). Autant de lieux
d’expression, de confrontation rendus à chaque citoyen en toute transparence.
Certes, il existe toujours un risque, une dérive. La montée progressive du citoyen expert, qui a un avis sur tout, nuirait à ce principe de réfléchir et décider
ensemble. Participer demande un esprit de responsabilité et de civisme, d’où la nécessité d’une éducation préalable du citoyen. Le civisme et l’initiation aux institutions mériteraient une
meilleure attention dans le contenu des enseignements à l’école pour les jeunes.
Attachés aux valeurs démocratiques, la gauche se doit de mettre en avant le développement de la démocratie participative. Il en va du devenir de la démocratie. La
démocratie participative est le pari raisonné d’une intelligence collective. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de la démocratie dont l’unique but est de favoriser la
participation et l’engagement du citoyen. C’est pourquoi, je participe, tu participes… nous participons, ils participent !
Vous en pensez quoi ?