Mardi 3 février 2009
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Dimanche, les Secrétaires de Section du parti Socialiste étaient invités à leur 14ème
rassemblement. Organisé à la salle de la Mutualité à Paris, autrement baptisée la « Mutu », c’était le premier de l’ère Aubry. Le Gers
était évidemment représenté par quelques uns de ses secrétaires de section, Annie de Riscle, Bernard de Jégun, Cyril de Mauvezin, et les inséparables savistes Jean-Luc et Michaël du
« LSSC » (Lombez Samatan Section Club), la section de Condom avec votre serviteur et Romain invité gerso-parisien pour l’occasion.
Cette journée militante a permis de démontrer la capacité du PS à mener bataille sur tous les
fronts, par l’intermédiaire de ses élus comme avec celui de ses militants. A l’assemblée nationale, quelques jours auparavant en défendant une motion de censure, dans la rue au milieu de millions
de manifestants pour défendre les services publics et le pouvoir d’achat. Deux thèmes centraux largement abordés pour mieux prouver l’esprit de travail, d’intelligence collective comme le dit si
bien la première secrétaire, qui règne désormais du côté de la rue de Solférino. Le plan de relance avancé par les socialistes était développé à longueur d’interventions, d’argumentaires
soigneusement préparés, d’une clé USB distribué à l’arrivée de chaque participant et de son lot de badges tendances "Agir vraiment
contre la crise".
Est-il nécessaire de rappeler combien cette crise financière, transformée rapidement en crise
économique et sociale est d’une violence et d’une gravité sans précédent. Sans commune mesure avec des exemples précédents. Dans les grandes lignes du plan de relance socialiste, l’idée générale
se fonde sur des actions à effet rapide et massif, 50 milliards consacrés en priorité à la consommation (augmentation des salaires, généralisation du chèque transport, gel des loyers…) et à
l’investissement (« pacte de relance » entre l’Etat et les collectivités locales, doublement en 2009 de la DGE, mise en chantier de logements sociaux…), deux thèmes franchement oubliés
par le gouvernement qui a préféré un saupoudrage dont le Gers peut constater les limites. Parmi le millier d’initiatives lancés par les socialistes pour vulgariser le contre plan, la fédération
du Gers accueillera à Auch vendredi Benoît Hamon, porte-parole national, sur la défense des services publics en milieu rural.
Sur la forme, les participants n’ont pas vu passer la journée rythmée par quelques grands thèmes,
eux-mêmes partagés entre des interventions à la tribune de la jeune garde socialiste, des réflexions ou témoignages venant de la salle et ponctuées par quelques vidéos démonstratives. En bref,
une séance de « coaching » collective pour mieux travailler la base du parti. Pour clôturer la journée, place au chef, dans un discours
d’une heure, Martine Aubry est revenue à l’actualité récente, sur le contre plan de relance, mais aussi sur l’idée d’une initiative pour défendre les libertés publiques (droit d’amendement,
affaire du Préfet de Saint-Lô…). Thème incontournable puisque nous enclenchons cette semaine le processus de désignation des candidatures aux élections européennes, elle a annoncé les critères
dans ces désignations soufflés par son secrétaire national à la rénovation : diversité, renouvellement et investissement réel des élus. La réaction de la salle fut enthousiaste mais pas
forcément dupe de la difficulté à surmonter. Dès son élection comme première secrétaire, deux écueils étaient rapidement identifiés : l’unité du parti et les européennes de juin. Sur le
premier, elle garde l’avantage de tenir l’appareil tout en répétant sa capacité à rassembler. Sur le second, elle s’engage dans un combat périlleux qui la révèlera ou l’affaiblira
durablement.
Avant de repartir, nous avons réussi à garder un souvenir de cette journée intéressante avec
notre première secrétaire. A coup sûr, on sera plus nombreux l’année prochaine, parole de Secrétaire fédéral aux sections !
Vous en pensez quoi ?