Cher(e)s
camarades,
A la suite du débat démocratique au sein de notre fédération, au lendemain des discussions échangées à Reims et à la veille de désigner nos futurs représentants,
nous avons souhaité revenir vers vous afin de conclure, de manière transparente, la dernière phase de ce Congrès.
Nous remercions chaleureusement tous les camarades qui ont participé à cet exercice de démocratie et tout particulièrement celles et ceux qui ont fait le choix de la motion D « Changer à
gauche pour changer la France ».
Nous avons volontairement mené une campagne positive et sérieuse en même temps. Forts d'un collectif de renouveau et d'expérience, nous souhaitons pérenniser localement et durablement cette
démarche.
L'issue du vote dans notre département n'a pas reflété à l'identique la nouvelle donne nationale. Le taux de participation des militants gersois fut digne de l'enjeu. La répartition sur les
motions n'a pas donné la majorité absolue à une seule d'entre elles. Il n'empêche, nous avons entendu et respecté le message appelant au rassemblement.
A l'occasion du Congrès fédéral qui s'est tenu le 7 novembre à Auch, les responsables des principales motions ont choisi de réaliser le rassemblement sur la base d'une synthèse fédérale
reconnaissant à chacun la place qui lui revient.
Les militants ont dit leur volonté d'un ancrage à gauche du Parti socialiste. A gauche dans les valeurs : à gauche dans l'opposition à la droite : ce qui nous sépare de l'autocratie Sarkozy ne
tient pas seulement à la méthode, au style des mesures, mais à leur contenu qui en fait de graves régressions.
A gauche aussi dans le nouveau modèle de développement que notre parti doit mettre en avant : une économie au service des hommes.
A gauche dans les alliances : la stratégie du rassemblement des forces de gauche doit rester le cap de notre parti pour préparer l'alternative.
Les militants ont adressé un puissant message de changement. Changement et non replâtrage : c'est bien le non au statu quo et à l'immobilisme au sein de notre parti qui est le
second message de ce scrutin. Chacun doit en prendre conscience. Pour notre part, nous redisons que dans le Parti socialiste nouveau à construire, le renouvellement générationnel, la diversité
des origines et la féminisation devront être bien visibles.
Conscients de notre responsabilité collective, désireux de répondre à l'attente des militants et à l'aspiration des Français, nous continuons à travailler pour faire vivre l'ancrage à gauche et
ce changement que nous appelons de nos vœux.
Notre rassemblement se caractérise par le travail collectif, la convivialité et l'esprit d'équipe. Autrement dit, ce qui a manqué à notre parti ces dernières années. Ce que nous avons su faire
dans notre motion, nous voulons maintenant le rendre possible pour l'ensemble du Parti socialiste.
Jeudi 20 novembre, l'ensemble des militants élira leur nouvelle première secrétaire nationale. Dans la logique qui est la nôtre comme à travers celle qui a été exprimée par le vote du 6
novembre, nous vous invitons à soutenir la candidature de notre camarade Martine Aubry. Pour retrouver un avenir à notre Parti. Pour redonner l'espoir aux Français : votez Martine
Aubry.
ciencieusement, elle lit un discours carrément mystique. Contrairement à ce que certains
auraient souhaité, la salle plénière garde son calme, la claque est quasi nulle. En fin d'inter, elle sort du bois des fées pour annoncer la consultation des militants sur la question des
alliances. C'est oublier que dans ce congrès les militants se sont déjà exprimés sur la question et ont refusé tout élargissement aux centristes à hauteur de 70%.
Vendredi 14 novembre, 15h00, (c'est bien de
rappeler quelques repères chronologiques tant on a vite tendance à s'enfermer dans un cocon où l'on perd toute notion de temps), le top départ du Congrès de Reims est donc donné. Entre 4 et 5000
socialistes se retrouvent pour trois jours de débats sans en connaître l'aboutissement.
Vous en pensez quoi ?