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Militant

Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 14:30
- Publié dans : Militant

Cher(e)s camarades,

A la suite du débat démocratique au sein de notre fédération, au lendemain des discussions échangées à Reims et à la veille de désigner nos futurs représentants, nous avons souhaité revenir vers vous afin de conclure, de manière transparente, la dernière phase de ce Congrès.

Nous remercions chaleureusement tous les camarades qui ont participé à cet exercice de démocratie et tout particulièrement celles et ceux qui ont fait le choix de la motion D « Changer à gauche pour changer la France ».

Nous avons volontairement mené une campagne positive et sérieuse en même temps. Forts d'un collectif de renouveau et d'expérience, nous souhaitons pérenniser localement et durablement cette démarche.

L'issue du vote dans notre département n'a pas reflété à l'identique la nouvelle donne nationale. Le taux de participation des militants gersois fut digne de l'enjeu. La répartition sur les motions n'a pas donné la majorité absolue à une seule d'entre elles. Il n'empêche, nous avons entendu et respecté le message appelant au rassemblement.

A l'occasion du Congrès fédéral qui s'est tenu le 7 novembre à Auch, les responsables des principales motions ont choisi de réaliser le rassemblement sur la base d'une synthèse fédérale reconnaissant à chacun la place qui lui revient.

Les militants ont dit leur volonté d'un ancrage à gauche du Parti socialiste. A gauche dans les valeurs : à gauche dans l'opposition à la droite : ce qui nous sépare de l'autocratie Sarkozy ne tient pas seulement à la méthode, au style des mesures, mais à leur contenu qui en fait de graves régressions.

A gauche aussi dans le nouveau modèle de développement que notre parti doit mettre en avant : une économie au service des hommes.

A gauche dans les alliances : la stratégie du rassemblement des forces de gauche doit rester le cap de notre parti pour préparer l'alternative.

Les militants ont adressé un puissant message de changement. Changement et non replâtrage : c'est bien le non au statu quo et à l'immobilisme au sein de notre parti qui est le second message de ce scrutin. Chacun doit en prendre conscience. Pour notre part, nous redisons que dans le Parti socialiste nouveau à construire, le renouvellement générationnel, la diversité des origines et la féminisation devront être bien visibles.

Conscients de notre responsabilité collective, désireux de répondre à l'attente des militants et à l'aspiration des Français, nous continuons à travailler pour faire vivre l'ancrage à gauche et ce changement que nous appelons de nos vœux.

Notre rassemblement se caractérise par le travail collectif, la convivialité et l'esprit d'équipe. Autrement dit, ce qui a manqué à notre parti ces dernières années. Ce que nous avons su faire dans notre motion, nous voulons maintenant le rendre possible pour l'ensemble du Parti socialiste.

Jeudi 20 novembre, l'ensemble des militants élira leur nouvelle première secrétaire nationale. Dans la logique qui est la nôtre comme à travers celle qui a été exprimée par le vote du 6 novembre, nous vous invitons à soutenir la candidature de notre camarade Martine Aubry. Pour retrouver un avenir à notre Parti. Pour redonner l'espoir aux Français : votez Martine Aubry.

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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 09:58
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 20:17
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Nuit courte, réveil difficile : les flashs d'infos titrent sur l'absence de synthèse générale et d'accord majoritaire durant la commission des résolutions. Aïe ! Pour un réveil difficile après quelques petites heures de sommeil, nous sommes servis. Le plus dur à admettre c'est l'absence d'accord entre les motions A-C-D qui ont affiché des points d'accord francs et nombreux. Autre nouvelle, deux candidatures sont à ce moment là déposées et confirmées. Aïe bis ! Troisième réunion sous le chapiteau de la motion pour dresser un compte rendu de la nuit mais surtout la nouvelle tombe : Martine Aubry va déposer sa candidature comme secrétaire nationale. Ouf ! Soulagement dans un premier temps, puis rapidement l'idée que ce congrès va exiger quelques heures supplémentaires jusqu'au vote de jeudi voire vendredi si il y a un second tour. On enchaine avec la reprise des travaux que je préfère résumer : présentation des résultats de la commission des résolutions par Alain Bergounioux, un vote ubuesque pour « prendre acte » de ces conclusions (en même il n'y avait pas de choix possible... et encore moins de consigne) bilan et commentaires par les principales motions, avec l'erreur de ne pas donner la parole aux représentants sincères d'Utopia qui ont rejoint la C, puis la présentation des candidatures, dans l'ordre alphabétique, et enfin l'annonce par Kader Arif de la composition du Conseil national. Ouf ! Un petit remontant pour la route... et sans aucun on refera le match d'un congrès à mes yeux réussis parce que Po-li-ti-que. Bises et caresses à l'œil en attendant de revenir à froid sur ce rendez-vous historique dans l'histoire du parti socialiste.

 

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 17:15
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Le bateau ivre. Et non ! Il ne s'agit pas du parti socialiste mais plutôt du resto, avec une déco et une carte sympas, où l'ensemble des 16 représentants gersois présents à Reims se retrouvent sur l'invitation de Gérard Malhomme, notre premier fédéral. Trois parlementaires membres de droit (Gisèle, Françoise et Philippe), cinq délégués (Michael et Pierre pour la C, Dominique pour la E, Philippe et moi-même pour la D), et sept invités (Sameh, Anne, Aurélie, Sandrine, Annie, Cyril et Jacques) pour partager un moment convivial pendant que les pontes discutent à la commission des résolutions. Un instant de répit où règne avant tout le plaisir de militer dans le parti du poing et de la rose.

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 12:04
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19h. Réunion de motion au chapiteau, c'est pire que la veille mais c'est surtout bon signe, il est bondé. On range les chaises pour faire plus de places et accueillir comme il se doit Martine sous des « Martine, candidate », pas de doute elle nous a galvanisé mais elle n'a pas fini de nous surprendre. On fait la réunion à l'envers, la parole est donnée directement aux militants, du Nord, du Sud,... tous sont unanimes il faut y aller. Elle tempère les envies d'en découdre en restant sur une logique : fonder un rassemblement sur une ligne claire (sic), respecter les autres motions et seulement après régler la question du « dispositif humain ». C'est tout à son honneur et à sa sincérité de ne pas mettre la charrue avant les bœufs et de rester à égalité avec nos potentiels partenaires. Ailleurs, le brouillard s'épaissit. Hamon reste candidat, il faut dire que les siens répètent parfaitement le message, les minoritaires ont toujours cette capacité à être bien briefés, à partir de trois arguments : il n'est pas un présidentiable, il confirme l'ancrage à gauche et représente mieux que les autres le changement générationnel dont le parti a besoin. En attendant, nous nous en remettons aux conclusions de la commission des résolutions, clé de voûte de nos congrès.

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 09:10
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Samedi 15 novembre. Deuxième jour du Congrès, journée cruciale dans la tournure des évènements. Mais avant d'aller plus loin, il est important de signaler deux évènements de la veille : l'intervention de François Hollande et la déclaration de candidature de Ségolène Royal par un de ses lieutenants. Dès le premier jour, notre premier secrétaire a choisi de s'exprimer longuement pour sa dernière apparition en tant que numéro un du PS. Discours testament en fait d'un parcours , long de 10 années, semé d'une période faste (1997-2002) et de moments plus douloureux (21 avril 2002, 29 mai 2005, présidentielle 2007), il quitte la direction en donnant les consignes à son (sa ?) successeur en insistant sur le triptyque de la volonté, la sincérité et la lucidité. Avec un peu de recul on se demande si il a conseillé ou plutôt dressé le portrait du prochain patron de Solfé. Poliment, la salle rend un dernier hommage à celui qui prit réellement les commandes du PS un soir d'avril pour le meilleur et pour le pire.

Pour revenir à la journée qui nous intéresse, le marathon des interventions se poursuit dans une ambiance feutrée et surtout une présence moins parsemée des délégués. Tout le monde est là, les choses peuvent enfin commencer. Autant le dire, nous allons être servis ! Les poids lourds de chaque motion se succèdent à la tribune, devant une décoration genre puzzle de photos retraçant l'historique du parti. Certaines font office de clin d'œil à l'actualité du moment. La pression monte lentement, les messages se font de plus en plus clairs, les discussions en aparté se multiplient. Progressivement le caractère politique de ce qui nous anime reprend le dessus. Bertrand intervient en fin de matinée, affaibli par son mauvais score, il se bat comme un lion qui n'a pas décidé d'abandonner. Il ne laisse pas dos à dos, comme ce fut sous entendu par la presse la veille, il réaffirme les conditions du rassemblement en rappelant l'aspect incontournable du « dispositif humain ». En clair, il est possible de s'allier, mais la motion A défend l'avantage de présenter le candidat sur la base de sa seconde place dans le quarté.

Pause sandwich bière dans le hall bondé et bruyant. Les débats reprennent, les textos de la motion tombent et confirment une stratégie planifiée : Laurent intervient à 15h30, Martine à 16h40 et JCC à 17h30. Ce qu'on ne nous dit pas c'est qu'entre les deux premiers ça sera au tour de Ségolène Royal. Le match se jouera serré mais la politique reprend le dessus sur le raccourci voulant faire croire au TSS. La question des alliances devient le cœur du débat. Au détour d'une intervention dont il a le secret, « L'orientation est inséparable de la question des alliances » pour Laurent. C'est au tour de l'ancienne candidate pour 45 minutes d'une intervention déstabilisante. La salle ne tombe pas dans le panneau, ce congrès ne sera pas instrumentalisé. Cons ciencieusement, elle lit un discours carrément mystique. Contrairement à ce que certains auraient souhaité, la salle plénière garde son calme, la claque est quasi nulle. En fin d'inter, elle sort du bois des fées pour annoncer la consultation des militants sur la question des alliances. C'est oublier que dans ce congrès les militants se sont déjà exprimés sur la question et ont refusé tout élargissement aux centristes à hauteur de 70%.

L'heure est grave, un certain malaise se lit sur la plupart des visages. Au tour du soldat Aubry de se lancer dans un discours à partir de quelques notes, un discours politique dont on a déjà entendu les plus grandes lignes sur les vidéos en ligne, un salut au premier secrétaire qui en a bien besoin, l'affirmation de sa participation à la majorité sortante avec les avantages et les inconvénients que ça comporte, la question sociale comme place centrale, la relance du pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires, la volonté de réarmer la puissance publique, mais surtout on retourne sur les fondamentaux du parti socialiste, une conception à la fois respectueuse du passé mais ambitieux vers l'avenir se dégage. Elle explique sereinement les accords locaux avec le Modem sans se débiner et en se faisant respecter par une salle majoritairement conquise. Prête à assumer ses responsabilités et à nous donner une direction, elle annonce dès la première semaine du nouveau mandat une campagne nationale sur la lutte contre les discriminations, c'est ça un parti au travail. C'est quand même autre, ce sont des moments qui vous réconcilient avec des congrès, et je sais de quoi je cause. Preuve de sa bonne foi d'unité, elle descend saluer à tour de rôle, Bertrand, François et bise Pierre, son second père, avant de s'asseoir au milieu des siens pour écouter la suite. (à suivre)...

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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 20:00
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L'organisation a réellement fait des prouesses pour permettre aux délégués de travailler dans les meilleures conditions possibles (Service d'Ordre fidèle au poste, une salle toute en longueur répartissant les délégués par régions, avec toujours aux premières loges la fédération invitante, accolée à celle du Premier secrétaire, wifii aux 4 coins du parc des expos, etc..). c'est donc vers 19h que les délégués s'acheminent vers des chapiteaux installés aux abords du parc des expos pour permettre aux motions de se retrouver. D'entrée le nôtre, celui de la motion D, n'est pas assez grand pour accueillir tous les convives. L'ambiance est franchement détendue. Les principaux orateurs s'expriment pour poser les jalons du week-end, Martine rappelle la ligne portée par le texte, Arnaud prêche sa satisfaction d'une rénovation à portée de mains, Laurent salue la qualité de la campagne, Marylise nous face à certaines responsabilités et aux dangers d'une certaine conception du parti, Jean-Christophe rappelle que nous sommes la seule motion à rester uni malgré les critiques sur la pseudo alliance des carpes et des lapins. Entre ceux qui claquent la porte pour fonder un autre parti de gauche, les rivalités acerbes pour prendre la place du calife, ou encore l'impossibilité d'assumer un échec, toutes les autres motions connaissent des turbulences qui ne peuvent plus être dissimulées. Le député parisien enfonce le clou en rappelant le message de ce congrès : l'ancrage du PS à gauche et la nécessité du changement. Il ne reste plus qu'à faire « coaguler » comme il dit justement une ligne majoritaire en ralliant les camarades des motions dont nous sommes les plus proches, meilleure d'agrandir les fondations, de déplacer les murs !

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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 08:00
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Vendredi 14 novembre, 15h00, (c'est bien de rappeler quelques repères chronologiques tant on a vite tendance à s'enfermer dans un cocon où l'on perd toute notion de temps), le top départ du Congrès de Reims est donc donné. Entre 4 et 5000 socialistes se retrouvent pour trois jours de débats sans en connaître l'aboutissement.

En guise de mise en bouche, les représentants locaux accueillent les délégués arrivant au compte goutte. Adeline Hazan se paie une bonne tranche des applaudissements de la salle à moitié remplie. La nouvelle maire de la capitale champenoise symbolise parfaitement notre succès aux dernières élections municipales. Le choix de la ville accueillant un congrès socialiste reste toujours dans les symboles. Ça aurait pu être Toulouse aussi (ça nous aurait fait plus près), c'est Reims qui a été choisie, en son temps le MJS avait tenu en 1998 son congrès à Toulon, ville frontiste, pour dénoncer l'alliance de la droite avec le FN dans trois régions. Pour la première fois de sa longue histoire, Reims est enfin dirigée par une socialiste. Preuve que l'alternance avec une femme est toujours possible.

Le marathon des interventions à la tribune peut commencer. Selon les scores obtenus, chaque motion dispose d'un temps de parole qu'elle redistribue en son sein, à ses leaders comme à ses militants moins connus. Le jeu est de découvrir le message plus ou moins subliminal qui veut être adressé aux autres motions. Les grands thèmes abordés avec la base ressortent naturellement : les solutions à apporter à la crise financière, l'opposition à la politique menée par Sarkozy, l'espoir né aux states avec l'élection d'Obama. Tous s'accordent à admettre le caractère exceptionnel du contexte dans lequel nous tenons ce congrès nous permettant de clarifier nos propositions et surtout de les mettre en avant. Penser que certains proposèrent de reporter ce Congrès fait réfléchir aux conséquences désastreuses qui auraient suivies.

 

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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:36
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Avec un peu de retard, je reprends quelques chroniques pour resituer et relater notre Congrès. Dans toutes les fédérations, la première phase de la bataille de Reims s'est donc achevée par le vote des militants le 6 novembre dernier. Contrairement à la faible participation au niveau national (à peine 55%), les militants gersois ont répondu présents face à l'enjeu : une participation dans la tradition aux alentours de 75% soit un millier de voix exprimées.

Après ce premier constat, le second revient à admettre l'éclatement des suffrages sur les 4 principales motions en présence. Arrivée en tête dans le Gers pour la première fois de son histoire, la motion C (Hamon/Emmanuelli), rassemblement de l'aile gauche du parti, parvient à « scorer » avec 34% des votes. La motion D « Changer à gauche pour changer la France » (Aubry) perce, grâce à notre travail politique et positif, en dépassant les 30%, assurant à notre rassemblement une crédibilité retrouvée. Surprise du chef, mais confirmant la tendance générale, la motion E (Collomb/Royal) s'assure un 22% de derrière les fagots, un score pas forcément surprenant vis-à-vis des signes aperçus durant les débats et dans un département où la candidate socialiste avait bénéficié d'un large succès (environ 60%) au moment des désignations. Enfin, la motion A (Delanoé/Hollande) clôt la marche avec un faible 13%.

Les dés sont donc jetés dans la nouvelle donne de notre fédération. Rassemblant dès le lendemain au 1 rue du 8 Mai, les délégués au Congrès fédéral ont naturellement validé les votes et le principe d'une synthèse de fonctionnement permettant à chacun de se mettre au travail et aux responsabilités en respectant l'expression des militants. Un monde d'avance peut-être, 39 voix de retard c'est tout... De là à augurer une synthèse générale à Reims, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas tant les médias se gargarisent d'un pseudo front « TSS », tout sauf S... , si il y a un raccourci à faire il est clair qu'il penche franchement sur un « tout sauf Sarko ». Les délégués, invités et autres membres de droit gersois préparent sereinement le rendez-vous pour participer au Congrès de Reims le week-end suivant avec en tête les mêmes enjeux, les mêmes aspirations discutées durant nos débats. Le PS vit, le PS vivra !

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 14:20
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Un appel succède à un autre appel. Impossible de rester indifférent lorsque l'on est soi-même issu du Bac B, section rebaptisée SES pour « Sciences Economiques et Sociales. Dans le prolongement de sa réduction de moyens alloués à l'Education et de la future réforme des Lycées, le Gouvernement compte revenir sur l'enseignements des « SES ».

Tout un collectif d'associations et de syndicats d'élèves comme d'enseignants se met en place et lance un premier appel pour défendre la pérennité d'une filière enrichissante et épanouissante. En tout cas ce fut mon cas, je me rappelle encore de mes profs d'éco qui furent comme ceux d'histoire géo des références, ils étaient souvent engagés politiquement et animaient leurs cours comme des débats. A charge à vous de soutenir notre action ! Vu le contexte actuel, quelque chose me dit que nous serons nombreux.


La réforme du lycée présentée par le ministre Xavier Darcos et confiée à Jean-Paul de Gaudemar, remet en question des principes essentiels concernant l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales notamment.

En voulant appliquer sa réforme en seconde dès septembre 2009, le Ministre indique qu'il ne souhaite pas prendre le temps d'une réelle concertation et d'une réflexion approfondie. Il est inacceptable qu'une réforme d'une telle ampleur, qui va engager l'Education nationale pour plusieurs décennies, soit conduite en si peu de temps.

Un lobby financé par de grandes entreprises, l'Institut de l'Entreprise, s'est autorisé à transmettre au Ministre un nouveau programme de SES pour la seconde, sans que ce dernier n'émette la moindre protestation. Qu'aurait-il dit si les représentants syndicaux avaient proposés de nouveaux programmes de SES, ou si ceux d'une confession religieuse étaient intervenus pour modifier les programmes de science ou d'histoire ? Qui sera chargé de rénover les programmes ? Des groupes d'experts composés d'universitaires et d'enseignants du secondaire ou un pilotage direct par le Ministère recueillant les avis de quelques « visiteurs du soir » ?

Le projet de réforme prévoit un parcours à dominante « Sciences de la société » en première et en terminale où les élèves auraient à choisir sur l'ensemble du cycle 16 modules semestriels de spécialisation, dont 9 à choisir parmi les modules de cette dominante (économie, sociologie, droit, gestion etc.). Cette modularisation risque de déboucher sur une juxtaposition de fragments d'économie et de sociologie. Il s'agira alors d'une disparition pure et simple des SES au lycée : plus de possibilité de croiser les démarches économiques et sociologiques et une
probable relégation de la sociologie. Pourquoi dénaturer ainsi les SES, un enseignement qui s'attache à la fois à présenter et à croiser de manière féconde les regards économiques et sociologiques ? Comment préserver des parcours cohérents de formation ?

Certains rapports sur les SES demandent à ce que l'acquisition d'une « boite à outils » de « fondamentaux » soit l'objectif principal de l'enseignement de SES. Le succès de l'actuel enseignement des SES montre que l'intérêt et la motivation des élèves part de l'étude des questions économiques et sociales contemporaines pour mobiliser les analyses des économistes et des sociologues. Imagine-t-on un lycée où les élèves ne pourraient plus se saisir rigoureusement de questions comme la monnaie et le financement de l'économie, la mondialisation, la mobilité sociale, le développement durable, l'Europe ... alors que ces mêmes élèves seront amenés à participer au débat démocratique et à se prononcer par leur vote ?

Pour toutes ces raisons, nous refusons le contenu d'une réforme qui remet en cause l'enseignement de Sciences Economiques et Sociales et nous demandons la mise en place d'une réflexion collective associant réellement les différents acteurs et partenaires de l'Éducation pour une réforme du lycée.

Pour signer l'appel cliquez sur une des deux images !
 

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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 09:00
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Les plus jeunes d'entre nous n'ont connu que François Hollande au poste de 1er secrétaire. En l'espace d'une dizaine d'années, nous n'aurons connu aucune victoire électorale au plan national. C'est dire si notre génération militante, née aux lendemains du 21 avril 2002 ou lors du mouvement anti-CPE, attend, espère, voire même se désespère d'un changement qui ne vient pas.

Nous avons un devoir : le changement.
Changement de nos pratiques militantes, de nos équipes et de notre discours pour donner à nouveau espoir aux Français. Le 17 novembre au matin quelque chose aura-t-il changé au Parti socialiste, ou aurons-nous une impression de déjà vu, de déjà entendu ? Nous avons conscience des enjeux du Congrès de Reims, c'est pour cela que nous nous engageons.

La motion D : une démarche originale, le changement dès aujourd'hui.
Les synthèses molles négociées en cercle restreint aux dernières heures d'un congrès doivent appartenir au passé. Notre processus politique est le fruit d'une démarche collective, assumée et transparente. Cette démarche fut initiée, il y a de longs mois, autour des « Reconstructeurs » entre militants de Rénover maintenant, Socialisme & Démocratie et des militants venus d'autres horizons.

Notre motion établit des passerelles entre des responsables qui ne dialoguaient plus. Elle a dépassé les courants et clivages d'hier pour construire le socle de la majorité de demain. Evidemment, cela a de quoi déranger. Mais quelle curieuse conception de l'unité que celle qui consiste à ne vouloir s'unir qu'avec soi-même.

En posant comme primat sur tout autre chose le travail sur les idées, nous affirmons que notre premier devoir sera de bâtir pour les Français un projet alternatif solide face au modèle sarkozyste. Nous n'y parviendrons qu'en retrouvant le goût du collectif.

La motion D : les gages d'un réformisme ancré à gauche.
Dépassons les errements du passé. Rappelons nous simplement pourquoi nous sommes socialistes et qu'est ce qu'être socialiste au XXI° siècle dans une société mondialisée et soumise à un libéralisme destructeur. Sachons faire du devoir d'inventaire une responsabilité collective. Qu'est ce que la modernité sinon l'efficacité de notre démarche à rendre notre société plus juste. La crise financière actuelle et l'échec de la politique de la droite depuis bientôt sept ans nous appellent à être plus que jamais combatifs et fiers d'être de gauche.

Martine Aubry incarne à la fois la force de la volonté, la crédibilité et l'ancrage à gauche. Elle symbolise ce qui s'est fait de mieux sous le gouvernement Jospin : les emplois jeunes, la CMU, l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale sur la base d'une création d'emplois sans précédent, les 35 heures. Le travail et l'emploi sont au centre de son combat et de son bilan comme ils sont au cœur de nos préoccupations.

Notre motion a pour ambition non pas d'être le support d'une tendance de gauche dans un parti « social libéralisé », mais de donner des bases à un parti s'affichant sans complexe comme un parti de gauche. Nous soutenons sans ambiguïté un rassemblement des talents et non des susceptibilités. Et, à la stabilité dans l'immobilisme, nous préférons le changement dans la rénovation. Lassés d'être les spectateurs d'un parti recroquevillé nous vous invitons à faire le choix d'un parti à l'offensive, réactif et pleinement engagé à préparer l'avenir. Rejoignez-nous !

Romain SABATHIER (Auch Sud-Est), Aurélie VILLAIN (L'Isle-Jourdain), Pierre BENAÏM (L'Isle-Jourdain), Anne BIEMOURET (Condom), Michael BOUTINES (Lombez), Marie CAZES (Auch-Nord), Delphine FOURNIER (Auch Sud-Est), Aurélie BENABARRE (Auch), Mathieu DESPLAS (Lombez), Evelyne LOMBARD (L'Isle-Jourdain), Audrey PERRUSSAN (Montesquiou), Cédric BALECH (Condom).


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Pour en savoir plus :
www.changeonsagauche.net/32

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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 10:00
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Présentation en moins de 2 minutes chrono de la motion "Changer à gauche pour changer la France". Pour télécharger le texte et découvrir les premiers signataires cliquez sur le titre.



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